Droits de femmes et avancée sur les microbicidesDe l’avantage de la contraction du temps et de l’espace dans une conférenceMardi 21 juillet, la situation des femmes a fait l’objet d’une intervention lors de la session d’ouverture au cours de laquelle ont été passées en revue les formes de violation du droit des femmes, l’impact sur les politiques de prévention, les stratégies possibles pour faire face à cette situation particulièrement dégradée dans le monde comme en France. Sur ce dernier point, il ne serait pas inutile de relire ce qui a été écrit sur la situation des femmes usagères de drogues en France dans le dernier rapport Trend. La présentation pouvait donner le sentiment d’une énumération sans fin, mais il s’agit bien de cela : un problème bien identifié qui semble sans solution tant les obstacles sont nombreux et la volonté politique faible. Cette même journée a aussi été celle de l’annonce de résultats encourageants sur des essais microbicides conduit en Afrique du Sud. Outil à la disposition des femmes, qui peuvent ainsi se protéger sans avoir à négocier quoi que ce soit avec leur partenaire, les microbicides jouent une fonction presque totémique pour le droit des femmes. Mais si l’on rapproche ces résultats encourageants, qui s’inscrivent dans le contexte bien particulier d’un essai, de la situation des femmes décrite dans la session d’ouverture, on peut s’interroger sur le temps qui s’écoulera entre la mise au point d’un microbicide, sa diffusion et l’amélioration de la situation des femmes qui leur permettra de l’utiliser. Avoir ces deux sessions très différentes mais tellement liées dans le même lieu à quelques heures d’écart est un avantage que procure cette conférence. On ne peut s’empêcher de penser que, très probablement et comme toujours, les avancées de la recherche devanceront les avancées sociales, ce qui devrait modérer les enthousiasmes. Marc Dixneuf haut de page |
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