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Les dates clés de la recherche sur le Sida

  • 1981 : Diagnostic, en France et aux U.S.A., de 22 cas de sida
  • 1983 : Identification du virus du sida ou VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine) par une équipe de l'Institut Pasteur à Paris. Mise au point des premiers tests de dépistage.
  • 1985 : Expérimentation de l'AZT, première molécule anti-VIH visant à ralentir la réplication du virus dans l'organisme.
  • 1987 : Autorisation de mise sur le marché de l'AZT en France.
  • 1992 : Passage de l'utilisation de l'AZT en monothérapie à la bithérapies (en l'associant à une autre molécule)
  • 1994 : Une étude franco-américaine démontre que l'AZT diminue de 2/3 le risque de transmission du virus de la mère à l'enfant
  • 1995 : Découverte d'une nouvelle famille de médicaments, les antiprotéases.
  • 1996 : Mise au point des trithérapies incluant des antiprotéases. Diminution de la mortalité due au sida en France de 25 % en un an. En diminuant la charge virale aussi chez la femme enceinte, les trithérapies peuvent ramener sous la barre de 2% le risque de transmission du virus de la mère à l'enfant.
  • 1997 : Premiers essais en immunothérapie par Interleukine 2 pour stimuler le système immunitaire des malades dans sa globalité.
  • 2000 : Chez des personnes déjà infectées par le VIH, premiers essais en immunothérapie spécifique permettant de stimuler les défenses immunitaires s'attaquant spécifiquement au virus du sida.
  • 2003 : Mise sur le marché d'une nouvelle molécule (T-20), inhibiteur de fusion, visant à empêcher le virus de rentrer dans la cellule. A la conférence de l'IAS (International Aids Society) de juillet à Paris, l'accent est porté sur l'accès aux traitements dans les Pays en Développement : les résultats de plusieurs études socio-économiques ont en effet démontré la nullité des arguments qui soutenaient l'impossibilité d'une diffusion à large échelle des médicaments anti-VIH dans les PED.
  • 2004 : (janvier) Le développement du deuxième inhibiteur de fusion (T-1249), très attendu car prometteur d'une plus grande efficacité que le T-20, avec une seule injection par jour, a malheureusement été arrêté en janvier 2004.
    La firme Roche a expliqué cette décision par des problèmes de formulation du médicament qui n'auraient pas permis la réalisation d'essais à grande échelle. Quant aux autres familles d'antirétroviraux, plusieurs essais sont en cours, notamment dans la classe des anti-intégrases visant à bloquer l'entrée du virus dans le noyau des cellules et pour les inhibiteurs de fixation visant à empêcher le virus de se fixer sur les cellules. Les essais vaccinaux se poursuivent aussi, que cela soit pour les vaccins préventifs ou thérapeutiques.
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