• Accéder aux Donateurs
  • Accéder aux Bénévoles
  • Accéder à l'espace Presse
  • Accéder aux Partenaires

Le lourd tribut des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes

HSH : oubli criminel


Comme le montre le rapport publié le 4 août dernier par l'amfAR (American Foundation for AIDS Research), les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH) payent un lourd tribut à l'épidémie de VIH.
 
 
Certains de ces hommes ne se définissent pas comme gays et ont une femme et des enfants. Au niveau mondial, les HSH ont 19 fois plus de risques d'être contaminés que la population générale. En Amérique latine, le risque est multiplié par 33 pour les HSH comparativement à la population générale.
 
 
Bien que ces derniers représentent un quart des personnes vivant avec le VIH sur ce continent, moins de 1 % des fonds alloués à la lutte contre le sida vont à des programmes les ciblant. Parmi les 128 pays qui ont participé à l'enquête de l'amfAR, près de la moitié (44 %) n'ont été en mesure de fournir aucune donnée relative aux HSH.
 
Le rapport souligne par ailleurs que la criminalisation des rapports homosexuels est un vecteur de l'épidémie : sept des 10 pays ayant les prévalences les plus élevées parmi les HSH criminalisent l'homosexualité. Dans 86 Etats, les relations homosexuelles sont un crime et dans 7 d'entre eux, ce « crime » est passible de la peine de mort. Cette stigmatisation institutionnalisée est un frein évident pour la prévention.
 
 
En 2006, les pays membres des Nations unies avaient mis au point 23 critères de suivi de l'épidémie. Cinq concernaient les HSH. Or au final, 71 % de ces nations n'avaient aucune information à fournir au moment du rapport sur le nombre de ceux qui sont atteints par des programmes de prévention. Quand l'inaction fait des morts, elle est criminelle.
 
 
Par Neijma Hamdaoui - rédactrice en chef, magazine Transversal

<< Retour à la liste des actus

haut de page
Sidaction - 228 rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 PARIS - Tél : +33 (0) 1 53 26 45 55