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En direct de l'IAS : Prévenir la transmission de la mère à l’enfant

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La délicate question du sevrage de l’allaitement maternel


A l'approche des prochaines recommandations de l'OMS sur la PTME qui doivent paraitre en octobre 2009, un satellite s'est intéressé ce matin à la question du mode d'allaitement des enfants nés de mère infectée par le VIH. En effet, le risque de transmission du virus d'une mère séropositive à son enfant, va au-delà de la période de la grossesse et de l'accouchement, car le lait maternel peut être un vecteur de transmission de l'infection.
 
Les recommandations actuelles préconisent un allaitement maternel exclusif jusqu'au 6ème mois de vie de l'enfant, sauf si l'accès aux substituts du lait maternel est acceptable, faisable, abordable, durable et choisi de façon éclairée par la maman.
 
Ce matin, les intervenants ont bien montré qu'au-delà de ces conseils théoriques, les freins et interrogations qui apparaissent en pratique doivent être documentés et débattus pour être surmontés...

La présentation de deux enquêtes menées par les organismes EGPAF dans 16 pays en développement (Afrique et Asie) en 2009, et PATH au Kenya en 2008 (dont les résultats seront publiés par IYCN avant fin 2009), a été suivie de débats centrés sur les deux points suivants:
 
  • en amont de la naissance du bébé: il apparait que les conseils prodigués aux mères séropositives sur le mode d'allaitement sont insuffisants (personnel peu formé et mal outillé), pas toujours proposés au bon moment (trop proche de l'annonce de la séropositivité par exemple, ce qui peut entrainer une certaine confusion pour la future mère) et peu adaptés (rarement individuels au Kenya par exemple). Ces observations remettent en cause le principe de « choix éclairé » par la mère sur le mode d'allaitement...
  • après la naissance et les 6 premiers mois de vie du bébé: le moment du sevrage du lait maternel s'avère très délicat car l'introduction de substituts du lait maternel et d'aliments autres que le lait entraine des risques de malnutrition, de diarrhées, etc. C'est donc une période clé, où il faut trouver le bon équilibre entre : réduire le risque de transmission du VIH à l'enfant par le lait maternel et préserver la bonne santé du nourrissons avec une alimentation sûre et adaptée.

Sur ce dernier point, très peu de données ont été publiées à ce jour. Les études présentées le confirment et rapportent de nombreuses lacunes à cette étape. EGPAF et PATH recommandent un meilleur accompagnement des mères à cette période en apportant les conseils, le matériel et le soutien financier nécessaires.
 
Il apparait finalement qu'aucune solution idéale standard ne peut être préconisée pour toutes les femmes car chaque contexte et choix individuel doivent être pris en compte. Cependant, chacun s'est accordé sur la nécessité de récolter davantage de données sur les pratiques de terrain et les résultats des programmes de PTME mis en place, sur l'importance de protéger aussi la santé de la maman pendant et après la grossesse, et enfin sur le fait que les mères et futures mères ne pourront effectuer un choix éclairé sur l'allaitement tant que la contrainte du coût (prix des substituts du lait maternel et du matériel associé) ne sera pas levée.
 
Par Julie Langlois


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