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Deuxième jour de conférence à ICASA

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Implication des chefs religieux dans la lutte contre le VIH, encore des efforts


Au deuxième jour de la conférence ICASA, des leaders religieux ont mis en avant leur implication dans la lutte contre le VIH. Parmi les différentes présentations, l'une a porté plus précisément sur la sexualité, qui est un des principaux modes de transmission du virus en Afrique.

Les chefs religieux ont précisé s'impliquer dans la lutte contre la transmission du virus en encourageant les populations à se faire dépister et en promouvant la fidélité au sein du couple. Imams, évêques et pasteurs ont condamné avec fermeté les pratiques homosexuelles et les relations sexuelles hors mariage. Les représentants des trois religions ont redit qu'ils ne feraient pas la promotion du préservatif qui, selon un imam soudanais, "incite à l'adultère". Une nuance toutefois pour l'Eglise catholique qui tolère l'utilisation du préservatif chez les couples hétérosexuels mariés sérodifférents.

De nombreuses réactions dans la salle ont rappelé la grande influence politique des leaders religieux en Afrique. En effet, une quarantaine de pays africains ont voté au moins une loi qui pénalise l'homosexualité et les législations nationales de quatre autres (Mauritanie, Nigeria, Soudan et Somalie) stipulent que toute personne ayant des pratiques homosexuelles encourt la peine de mort. L'Afrique est donc le continent le plus strict en la matière. Les chefs religieux ont une large influence sur des orientations politiques qui vont à l'encontre des droits de l'Homme.

La condamnation des pratiques homosexuelles a aussi un impact considérable sur la stigmatisation et la discrimination dont les homosexuels font l'objet dans les communautés et au sein des systèmes de santé. Condamnées à la clandestinité, ces personnes sont encore davantage exposées au sida. Les participants ont rappelé aux intervenants que les pratiques homosexuelles ont toujours existé, y compris en Afrique. Dans ce cadre, il a aussi été rappelé que le préservatif demeure le mode de prévention le plus efficace de la transmission sexuelle du virus.

Bien que la participation de leaders religieux a un débat sur l'homosexualité soit une grande première dans l'histoire des conférences africaines, leur discours reste bien éloigné d'une acceptation de la réalité d'orientations sexuelles diverses.
 
Clémentine Lacroix

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