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Un meilleur accès aux soins pour les homosexuels ?

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Un meilleur accès aux soins pour les homosexuels ? On en est loin !


En dépit des protestations des autorités religieuses éthiopiennes, toutes mouvances confondues, près de 200 militants originaires de toute l'Afrique ont participé à une réunion satellite d'Africagay sur les problèmes que rencontrent les homosexuels dans l'accès aux centres d'accueil et de soutien aux malades.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté devant l'hôtel où se tenait la rencontre : « Accueillir une telle rencontre dans ce pays est un mépris pour la culture et les valeurs morales de sa population », pouvait-on lire sur un tract largement distribué, indiquant que cette réunion « salit notre culture ».

Pour ses deux premières journées, l'ICASA consacrait trois séances à la situation des minorités sexuelles et de genre en Afrique et quatre autres sur les législations nationales et religieuses interdisant de telles pratiques. Ces séances ont décrit le tableau répressif existant sur le continent africain en la matière et les conséquences de ces lois sur la santé des homosexuels. Une grande première cependant : l'homosexualité féminine a été évoquée à plusieurs reprises contrairement aux précédentes conférences.

En Afrique, 38 pays pénalisent l'homosexualité. Parmi eux, le Cameroun, où les homosexuels encourent une peine allant de 6 mois à 5 ans de prison. Dans ce pays le code pénal est actuellement en révision et la nouvelle proposition alourdit encore la peine à 15 années d'emprisonnement.

« Les homosexuels sont emprisonnés soit parce qu'ils sont dénoncés, soit parce qu'on a une apparence, c'est pire qu'une chasse aux sorcières !, s'indigne Parfait Behen de l'association Alternative Cameroun, Les homosexuels sont jetés en pâture parce que la politique n'a actuellement pas grand-chose à donner à la population et on se cabre sur les homosexuels pour distraire les gens ».

Cette stigmatisation pèse aussi lourdement les nouvelles infections à VIH. Il est difficile de prévenir ou de soigner la maladie chez des populations qui se cachent ou qui sont refusés par les personnels de sante.
 
Clémentine Lacroix
Chargée de la communication et du plaidoyer aux programmes internationaux de Sidaction
 

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