En France, précarité et VIH / sida sont intimement liés. Les personnes séropositives se trouvent souvent dans des situations de grande précarité, sans emploi, ou en situation d’emploi instable, avec de faibles revenus et des difficultés à disposer d’un logement. Le taux de chômage des personnes vivant avec le VIH atteint 18,1 % et leur revenu médian est de 780 euros. De telles conditions de vie ne favorisent en rien le suivi médical et thérapeutique.
Sidaction poursuit son action en accompagnant financièrement des structures en métropole et dans les Départements Français d’Amérique (D.F.A), Guadeloupe, Guyane et Martinique, qui apportent un soutien social, d’insertion, d’hébergement aux personnes séropositives.
Mais, son expertise de terrain croissant, Sidaction s’est également attachée à mettre en lumière des sujets où les manques sont particulièrement criants.

Pour l’emploiAtelier de réinsertion

La mission emploi de Sidaction, active depuis 2004, est perçue comme un acteur majeur de l’insertion professionnelle des personnes vivant avec le VIH / sida puisqu’elle collabore au «Grenelle de l’insertion». Entre autres actions, la mission emploi participe à des réunions de réflexions avec d’autres acteurs du secteur, mais aussi au financement de programmes de terrain – une dizaine en 2008 pour un montant total de 270 000 euros - apportant une aide concrète et immédiate dans l’accès à l’emploi.
Ainsi, à Montpellier, l’association ENVIE bénéficie d’un soutien pour la création d’un centre de ressources pour les personnes séropositives au VIH et / ou VHC. Deux axes sont privilégiés : la mise en œuvre d’un dispositif d’insertion auprès des personnes en difficulté d’accès à l’emploi, et la création du centre de ressources.
A Lyon, Sidaction soutient OREA-Maison de l’emploi et de l’entreprise dans son initiative de soutien à l’inclusion dans le milieu ordinaire de travail et / ou de la formation des personnes vivant avec le VIH / sida.

Pour les personnes incarcéréesIncarcération

S’il est une population vulnérable face au VIH / sida, c’est bien celle des personnes incarcérées : le nombre de personnes séropositives en milieu carcéral est 3 à 4 fois supérieur à celui de la population générale. Eviter la contamination en prison, ou pouvoir y bénéficier de soins pour les personnes incarcérées séropositives sont des enjeux majeurs de la lutte contre le VIH / sida. Le secret médical y est peu respecté, la promiscuité (le taux d’occupation dans certaines maisons d’arrêt dépasse 200 %) ne permet pas d’assurer des conditions d’hygiène pour réduire les risques d’infection pour les personnes séropositives. Le travail, quand il existe est faiblement rémunéré (200 euros en moyenne) et ne permet pas d’acheter des compléments alimentaires nécessaires.

L’égalité des chances pour tous passe par un effort accru en direction des personnes incarcérées compte tenu des altérités propres au milieu carcéral. Depuis 2004, Sidaction s’emploie à soutenir la population carcérale via un travail de lobbying auprès des pouvoirs publics et le financement de projets touchant directement les bénéficiaires. A Toulouse, Sidaction soutient l’association la Case de Santé dans son programme Dedans-Dehors visant à offrir aux sortants – y compris les régimes de semi-liberté ou de conditionnelle - une continuité de soins pour les pathologies lourdes.
A Marseille, c’est à l’association ACCES que Sidaction apporte son soutien, dans le cadre de ses missions d’éducation à la santé au sein de la prison et dans le développement d’une coordination régionale pour des projets associatifs vers la prison.

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