Appel à projets scientifique et médical 2021

Sidaction renouvelle son appel à projets scientifique et médical pour le soutien de la recherche

Sidaction soutient la recherche sur le VIH/sida depuis sa création en 1994. Elle finance des projets de recherche multidisciplinaires ayant une pertinence pour l’avancée des recherches sur le VIH/sida et pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH. 

Son soutien s’inscrit dans la complémentarité avec d’autres sources de financement. Les demandes multidisciplinaires sont fortement encouragées. Cet appel à projets est renouvelé deux fois dans l’année. 

Avant de soumettre votre candidature, consultez les guides utilisateurs :

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Guide utilisateur - Aide aux équipes
Guide utilisateur - Financement Jeunes Chercheurs

SOMMAIRE :

Appel à projets scientifique et médical 2021 - session 2

1. Candidatures en ligne
2. Contexte
3. L’appel à projets 2021 Session 2 : appel à projets thématique
4. Modalités de financement
 4.1 Aide aux équipes de recherche
    4.1.1 Un projet de recherche d'une durée de 24 mois maximum
    4.1.2 Un projet "preuve de concept" d'une durée de 12 mois maximum
 4.2 Financement nominatif aux jeunes chercheurs
5. Dates clés
6. Processus d'évaluation
7. Contacts
8. Guides des déposants
9. Rapport scientifique intermédiaire et final

1. Candidatures en ligne

  • Pour déposer une demande de financement, vous devez posséder un compte.
  • Toute création ou mise à jour de compte doit faire l’objet d’une validation par Sidaction.
  • La candidature en ligne est un formulaire constitué d’un ensemble d’onglets indépendants les uns des autres pouvant être remplis en plusieurs connexions.
  • Une fois le formulaire entièrement complété, il vous sera demandé de le signer et de le transmettre à Sidaction de manière électronique. A noter : un formulaire transmis ne pourra plus être modifié.
  • Pour toutes questions et accompagnement dans la création de votre compte, vous pouvez vous adresser au pôle Financements Recherche et Associations par email: eawards-sps@sidaction.org

2. Contexte

Malgré des progrès scientifiques majeurs réalisés depuis le début de l’épidémie, les défis demeurent particulièrement importants pour les personnes vivant avec le VIH. Les traitements antirétroviraux ont sauvé des vies et continuent à évoluer pour être plus efficaces et mieux tolérés. Cependant, la persistance de l’infection, même sous contrôle, accélère le vieillissement immunitaire et accroit le risque de comorbidités. Mais surtout, les antirétroviraux n’éradiquent pas le virus de l’organisme. La recherche de nouvelles thérapies est alors un enjeu majeur.

Récemment, la recherche a commencé à identifier les changements au niveau moléculaire et mécanistique des cellules infectées, ouvrant les voies de nouvelles cibles thérapeutiques dans la perspective d’éliminer spécifiquement ces cellules infectées. Des réponses immunes protectrices contre le VIH ont aussi été identifiées ces dernières années. Qu’il s’agisse des anticorps neutralisants à large spectre ou des réponses cellulaires cytotoxiques chez les contrôleurs, elles sont la preuve que l’organisme peut combattre le virus. De même, il a été montré que la composante innée (sensing, inflammasomes, cellules NK) joue un rôle majeur dans le contrôle de l'infection par le VIH. Ces efforts doivent donc être poursuivis et accélérés pour développer des nouvelles cibles thérapeutiques en soutien ou en remplacement des ARV dans une perspective de rémission du VIH.

Les progrès scientifiques ont aussi permis de mieux comprendre/identifier la réponse à l’infection par le VIH selon les singularités individuelles. Il est donc important d’approfondir le décryptage des marqueurs cellulaires/génétiques/cliniques, et l’utilisation des nouvelles technologies pour personnaliser la médecine dans une optique d’amélioration de la qualité de vie.

L’impact du genre sur la physiopathologie de l’infection et l’accès au soin est également bien documenté. Les femmes infectées par le VIH présentent une activation immunitaire plus élevée que les hommes, avec une progression de la maladie plus rapide et un vieillissement prématuré, pour un même niveau de réplication virale. A l’inverse, le contrôle naturel de l’infection semble plus fréquent chez les femmes. De nombreuses questions restent encore sans réponse, en particulier les mécanismes expliquant ces différences.

D’autres questions préoccupent les personnes vivant avec le VIH, telles que l’impact au long cours de la vie avec le VIH ainsi que l’échec thérapeutique des jeunes et adolescents, mais aussi, plus largement, les difficultés relatives à l’entrée dans la sexualité et la santé sexuelle.

Si les progrès thérapeutiques sont notables depuis le début de l’épidémie, certaines questions, telles que le taux élevé de dépistages tardifs, restent sans réponse. En France, 26% des découvertes de séropositivité se font à un stade avancé de l’infection. Le dépistage tardif est délétère au niveau individuel et accroît les périodes où le risque de transmission du VIH est élevé. La part des personnes découvrant tardivement leur séropositivité reste élevée depuis plusieurs années. Il est donc essentiel de chercher à réduire ce taux.

Enfin, à l’ère du Big data, de la recherche vaccinale, de la PrEP et des essais Cure en présence d’antirétroviraux efficaces, les questions éthiques dans la recherche VIH sont tout aussi opportunes.

3. L’appel à projets thématique

Avant de soumettre votre candidature sur https://sidaction.evision.ca/Portfolio/faces/jsp/login/login.xhtml, consultez les guides utilisateurs 

Considérant les nouveaux enjeux liés à l’évolution de l’épidémie à VIH et l’état actuel de la recherche, Sidaction souhaite financer des projets s’inscrivant dans la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques, et plaçant les personnes au centre de la recherche, incluant les projets de recherche sur les coinfections, les comorbidités et les pathologies associées au VIH/sida.

Elle encourage des projets ambitieux et multidisciplinaires. Elle invite notamment les chercheurs n’exerçant pas directement dans le domaine du VIH/sida à collaborer avec des équipes investies dans la recherche sur le VIH/sida. Sidaction encourage en outre le dépôt de projets type "preuve de concept" proposant des approches originales ou des solutions thérapeutiques innovantes.

Seront examinés par le Comité Scientifique et Médical, les projets suivants s’inscrivant dans les axes thématiques précisés ci-après :

  • A. Les projets de recherche fondamentale, appliquée et clinique dans tous les domaines de la recherche biomédicale sur le VIH/sida (virologie, immunologie, vaccins préventifs et thérapeutiques, traitements, prévention…)
  • B. Les travaux de recherche en sciences humaines et sociales, en épidémiologie et en santé publique, portant sur le VIH/sida, les co-infections, les comorbidités ou les pathologies associées au VIH/sida

Nota Bene : les demandes déposées pour le financement de jeunes chercheurs ne sont pas restreintes aux axes thématiques décrits ci-après.

 

Axes Thématiques

 1. Nouvelles cibles thérapeutiques (hors antirétroviraux)

o Cibler la cellule infectée

Les projets s’intéresseront aux changements (structuraux, moléculaires, fonctionnels, expression de récepteurs, etc.) qui se produisent dans la cellule lorsque celle-ci est infectée. Il s’agit notamment de caractériser de nouveaux marqueurs de changement cellulaire, qui pourront être utilisés comme nouvelles thérapies (thérapies géniques, « block & lock », « shock & kill », entre-autres) en soutien ou remplacement des ARV, dans une perspective de rémission du VIH. Les projets ciblant le cycle viral ou les interactions entre la cellule et le virus (e.g. récepteurs, facteurs de restriction) ne seront ainsi pas retenus.

o Cibler les réponses immunes protectrices

Les projets viseront à identifier les mécanismes à l’origine de l'activation et de la régulation des réponses immunes protectrices, ou à explorer des stratégies thérapeutiques ou préventives visant à exploiter ces réponses (pour les reproduire ou les renforcer), dans le but de contrôler de manière efficace l'infection par le VIH. Ces recherches peuvent notamment passer par des études comparatives avec d’autres pathogènes pour lesquels des réponses immunitaires protectrices sont induites.

o Cibler la maladie résiduelle (inflammation, comorbidités, vieillissement immunitaire, etc.)

Il s’agit de mieux comprendre les mécanismes immunitaires et cellulaires qui contribuent à la comorbidité et aux maladies liées à la chronicité de l’infection par le VIH.

2. Les personnes au centre de la recherche

o Médecine personnalisée (basée sur des caractéristiques individuelles –facteurs de risques et facteurs génétiques, nouveaux marqueurs, nouvelles technologies incluant toute technologie numérique)

Il est question de projets de recherche visant une prise en charge des PvVIH spécifiquement adaptée aux singularités individuelles. Cela passe par le décryptage des marqueurs cellulaires/génétiques ou cliniques pouvant être utilisés pour adapter au mieux à la personne les thérapies anti-VIH existantes (e.g. allègement thérapeutique) ou en développement (e.g. immunothérapies immune checkpoint, CAR-T cells). Les approches utilisant les nouvelles technologies de modélisation, d’imagerie et de génétique comme le CRISPR/Cas9 sont aussi encouragées. Les solutions technologiques de l’information (type e-santé) pour optimiser le parcours du patient peuvent également être explorées.

o Dépistage tardif (circonstances et mise en place de solutions adaptées)

Il est question des travaux de recherche cherchant à réduire le taux de dépistage tardif. Ils peuvent porter tant sur l’offre de dépistage par le personnel de santé, encore limitée, que sur les circonstances individuelles d’arrivée tardive au dépistage ou les réticences au dépistage, quel que soit l’âge des bénéficiaires.

o Vieillir avec le VIH : fragilité sociale et fragilité clinique

Ce sous axe peut comprendre des projets sur l’impact au long cours de la vie avec le VIH et les traitements, tant au niveau clinique que social et à l’articulation de ces deux niveaux. Il peut comprendre aussi des projets sur l’impact de déterminants sociaux contribuant à la dégradation de l’état de santé des PvVIH.

o Enfant et Adolescent

Il est question ici de travaux qui permettent de proposer des solutions pour réduire les taux d’échec, améliorer les parcours de soins et la qualité de vie des enfants et jeunes/ adolescents. Il est aussi question de travaux sur les difficultés relatives à l’entrée dans la sexualité et sur le contexte de la santé sexuelle, qui prennent en compte les éventuelles situations de grossesses précoces mais aussi les situations de violence. Il est enfin question de travaux portant de manière spécifique sur ces tranches d’âge dans les domaines de l’allègement thérapeutique et de Rémission/Cure.

o Impact du genre sur la physiopathologie de l’infection et l’accès aux soins

Il s’agit ici de mieux comprendre l’influence des différences physiologiques, biologiques et génétiques, dépendantes du sexe, sur les réponses immunitaires et cellulaires à l’infection et à la vaccination, mais également sur la métabolisation des médicaments. Les projets sur l’impact du genre en termes d’accès aux soins et la réduction des inégalités dans ce domaine s’inscrivent aussi dans cet axe.

o Questions éthiques sur la recherche actuelle (allègement, Cure, ATI, PrEP, etc.)

Il s’agit d’explorer le renouvellement des questions éthiques, incluant par exemple l’interruption des ARV, dans le cadre d’essais Rémission/Cure, ou la gestion des groupes placebo. Les projets sur les questions éthiques relatives à la collecte, à l’utilisation et à la protection de données de santé sont également inclus.

 

4. Modalités de financement

Sidaction attribue :

  • Des aides aux équipes de recherche (s’inscrivant dans les axes thématiques), soumises à une présélection (lettre d’intention à envoyer par email à j.grolere@sidaction.org, décrivant le rationnel, les objectifs et l’adéquation du projet à un ou plusieurs axes thématiques).
  • Des financements nominatifs aux jeunes chercheurs (généralistes, i.e. pas de contour thématique)

Son soutien s’inscrit dans la complémentarité avec d’autres sources de financement. Les projets de recherche doivent se dérouler :

  • en France dans les laboratoires publics, les services cliniques et les organismes à but non lucratif ayant parmi leurs missions le soutien à la recherche, et/ou
  • dans les pays à ressources limitées, tels que définis par le Comité d’Aide au Développement de l’OCDE (v. liste au 1er janvier 2018), à condition qu’ils fassent l’objet d’une coordination scientifique et d’une gestion financière par une structure française de recherche publique ou privée à but non lucratif ayant parmi ses missions le soutien à la recherche (voir le guide des déposants « Projets menés dans les pays à ressources limitées »).

Afin de renforcer le domaine en sciences de l'homme et de la société, et en santé publique, un travail d’accompagnement individualisé auprès des candidats est proposé. Dans ce cadre, les candidats sont fortement encouragés à prendre contact avec le Responsable des recherches opérationnelles en amont du dépôt de dossier, afin qu’ils puissent bénéficier de conseils personnalisés. 

4.1.  Aide aux équipes de recherche

Les projets soumis s’inscrivent dans les axes thématiques précités. Ces projets font l’objet d’une lettre d’intention, expliquant notamment leur inscription dans un ou plusieurs de ces axes.

Le montant demandé doit être de 25 000 € minimum.

Les équipes de recherche pourront être financées pour :

4.1.1. Un projet de recherche d’une durée de 24 mois maximum.

Le budget pourra inclure :

  • Des frais de fonctionnement
  • Des frais d’équipement
  • Des frais de rémunération de personnel non-statutaire * (hors jeunes chercheurs) éligibles pour un financement nominatif
  • Des frais de publications, limités à 2 000 €
  • Des frais de missions, limités à 2 000 € pour les frais relatifs à la participation aux conférences ou congrès

Les frais de publications et de missions associés à la participation aux conférences ne pourront pas dépasser 3 000 € au total.

Si la demande est associée à une demande de financement Jeune chercheur, les frais de missions associés à la participation aux conférences ne sont pas éligibles. Le soutien à la valorisation des travaux du jeune chercheur est privilégié (voir le guide des déposants FJC).

4.1.2. Un projet « preuve de concept » d’une durée de 12 mois maximum.

Le budget pourra inclure :

  • Des frais de fonctionnement
  • Des frais de rémunération de personnel non statutaire* (hors jeunes chercheurs, non éligibles dans le cadre d’un projet d’innovation)

 * la rémunération de stagiaires n'est pas éligible

 

4.2.    Financement nominatif aux jeunes chercheurs
Les jeunes chercheurs pourront être financés dans le cadre d’un projet donné (hors projet d'innovation) :

  • Pour la dernière année de thèse (4ème inscription, durée : 12 mois maximum)
  • De post-doctorat (durée : 24 mois maximum)
  • De recherche en tant que médecins ou pharmaciens non statutaires (durée : 24 mois maximum)

Restrictions spécifiques

Dans le cadre de la même session de l’appel à projets, l’équipe* porteuse du projet est autorisée à soumettre deux demandes pour des projets différents. Dans ce cas, une seule demande d’aide aux équipes (simple, multiple ou associée à une demande jeune chercheur) sera autorisée. La deuxième demande devra impérativement porter sur un financement jeune chercheur.

 * L’équipe est l’entité opérationnelle élémentaire dans le système de recherche. Elle est dirigée par un/une responsable. Une équipe de recherche se définit par ses objectifs scientifiques et par les moyens (financiers, en équipements et en personnels) dont elle dispose pour réaliser un programme de recherche propre. Les équipes peuvent donc être de taille variable, mais l’équipe doit rester une entité cohérente et logique dans sa composition et son organisation autour d’un programme de recherche durable, à moyen et long terme. L’équipe doit comporter au moins un chercheur titulaire temps plein.

5. Dates clés

 

6. Processus d’évaluation

Les propositions soumises seront évaluées selon les modalités décrites dans le guide des déposants «modalités d’expertise scientifique multidisciplinaire».

Pour chaque dossier, de manière anonyme les commentaires scientifiques détaillés des experts ayant analysé le projet ainsi que l’avis collégial du Comité entériné par le Conseil d’Administration seront communiqués aux candidats.

 

7. Contacts

Questions générales - Mme Sandrine Fournier s.fournier@sidaction.org

Suivi des demandes / envoi lettre d'intention - Mme Julia Grolère j.grolere@sidaction.org

Recherches en sciences sociales et opérationnelles - M. Vincent Douris v.douris@sidaction.org

Suivi des contrats de recherche - Mme Nadia Abid n.abid@sidaction.org

Suivi et valorisation des projets - Mme Nora Yahia, PhD n.yahia@sidaction.org

 

8. Guides des déposants

 

9. Rapport scientifique intermédiaire et final

Depuis le 1er juillet 2018, les rapports scientifiques intermédiaires et finaux, pour les financements octroyés à partir de 2016, se font directement sur votre compte Evision.

Comme stipulé dans la convention, les rapports intermédiaires pour les jeunes chercheurs et jeunes chercheurs-thèses doivent être soumis au plus tard à la date anniversaire de la prise de fonction dans le projet. Les rapports finaux doivent être soumis au plus tard dans les 2 mois suivant la fin du financement.

Pour les personnes qui déposent une nouvelle demande de financement, le rapport scientifique d'un précédent financement terminé qui n'aurait pas encore été adressé à Sidaction doit être envoyé avant la clôture des candidatures.