RECHERCHE Appliquée Traitements

Étude du rôle des neutrophiles dans l’induction de réponses immunes protectrices chez les patients infectés par le VIH : implications pour l'amélioration des immunothérapies contre le VIH
Aides Aux Equipes, Recherche Appliquée

FINANCEMENT

Porteur du projet : Mireia ZURILLA-PELEGRIN

Laboratoire : Institut de Médecine Régénératrice et de Biothérapie de Montpellier - U1183 - MONTPELLIER - Occitanie

Montant : 65 000 € - Durée : 24 mois

RESUME

Les anticorps (Ac) sont des molécules produites par le système immunitaire pour se défendre contre les agents infectieux. Certains d'entre eux, les anticorps monoclonaux (AcM), peuvent être générés et produits en masse pour traiter diverses pathologies : cancers, pathologies inflammatoires, maladies infectieuses… L’intérêt pour l’utilisation des AcM dans la lutte contre les infections virales chroniques, telle que l’infection par le VIH, a été accru ces dernières années par la découverte d’AcM à large spectre, capables de neutraliser plusieurs souches du VIH. Si les AcM sont généralement perçus comme des agents thérapeutiques « neutralisants », bloquant et éliminant directement leurs cibles, ils jouent également un rôle dans la modulation de la réponse immunitaire (rôle dit « immunomodulateur ») via leurs interactions avec les cellules immunitaires. Le laboratoire a montré chez la souris que l’ utilisation des AcM en traitement d’une infection virale chronique pendant une courte durée permet la guérison grâce à la mise en place d’une immunité protectrice sur le long terme, semblable à une vaccination (« effet vaccinal »).

Des effets vaccinaux ont aussi récemment été montrés chez des patients infectés par VIH et traités par des AcM. Le laboratoire a montré que des cellules de l’immunité, les neutrophiles, ont un rôle essentiel dans l’ établissement de cet effet vaccinal. Ces cellules sont activées par les virus ou par des complexes dits "immuns" (formés entre le virus et les AcM) et acquièrent ainsi des propriétés immunomodulatrices permettant l’induction d’ une réponse antivirale à long terme. Cependant, l’infection par le VIH peut altérer les fonctions des neutrophiles et diminuer leur efficacité à induire des réponses immunes protectrices. Nous cherchons donc à identifier les mécanismes responsables de cet effet de protection médiés par les neutrophiles afin de les comprendre et de les exploiter pour améliorer l’ arsenal thérapeutique contre le VIH. Nous visons aussi à étudier si l’infection par le VIH interfère avec ces mécanismes afin d’identifier des nouvelles stratégies thérapeutiques permettant de restaurer les fonctions des neutrophiles. Ces travaux pourraient ouvrir de nouvelles approches pour améliorer les thérapies antivirales, en particulier en préservant les fonctions et la quantité de neutrophiles pour obtenir l'immunité protectrice induite par les AcM antiviraux.

Année

2020