RECHERCHE Appliquée Traitements

Mécanisme d'action d'une nouvelle famille de molécules permettant d'induire la production virale chez les cellules latentes des patients VIH dans le but d'éliminer ces cellules qui constituent le réservoir viral
Aides Aux Equipes, Recherche Appliquée

FINANCEMENT

Porteur du projet : Laurent CHALOIN

Laboratoire : UMR 9004 - Institut de Recherche en Infectiologie de Montpellier - MONTPELLIER - Occitanie

Montant : 73 066 € - Durée : 15 mois

RESUME

La thérapie antirétrovirale (ARV) bloque la multiplication du VIH chez les patients. Néanmoins, l'arrêt de l'ARV va induire une réapparition du virus dans le sang. En effet, l'ARV est incapable d'éliminer le virus de l'organisme ; celuici persiste dans des cellules qu'on appelle latentes car elles contiennent le génome viral mais ne produisent pas de virus. Ces cellules latentes constituent le réservoir viral et sont un obstacle majeur à l’éradication du virus de l'organisme : les patients doivent prendre l'ART à vie. Un certain nombre de molécules dites "latency reversing agents" (LRAs) ont été développées pour éliminer les cellules latentes. Elles ciblent des protéines cellulaires et ne sont donc pas spécifiques des cellules infectées. Nous développons de nouveaux LRAs qui ciblent la protéine virale Tat qui permet la production virale. Les premiers tests de ces LRAs sur des cellules latentes purifiées de sang de patients traités pour une infection VIH indiquent que nos LRAs, (à 50 nM), ont une efficacité au moins aussi bonne que la bryostatine-1, un des meilleurs LRAs connu. Nos LRAs (brevetées) sont les premiers LRAs ciblant une protéine virale. Le but du projet est de déterminer le mécanisme d'action et la spécificité de ces LRAs.

Année

2020