RECHERCHE Clinique - Co-infections

Marqueurs prédictifs novateurs des événements virologiques, sérologiques et Cliniques chez les patients co-infectés VIH-VHB traités au long cours par ténofovir.
Aides Aux Equipes, Recherche Clinique

Financement

Porteur du projet : Karine LACOMBE

Laboratoire : INSERM UMRS1136 - Institut Pierre Louis d'Epidémiologie et de Santé Publique
PARIS - Ile-de-France

Montant : 53991€ - Durée : 12 mois.

Résumé

Au cours de la dernière décennie, la mortalité liée au foie est restée une cause majeure du décès non-
associé au SIDA chez les personnes infectées par le VIH. L’une des principales raisons de ce problème est la présence d’une infection additionnelle par le virus de l’hépatite B (VHB), un virus qui attaque les cellules du foie. Le risque de morbidité et mortalité lié au foie pour un patient infecté par le VHB diminue
considérablement lorsque les antigènes de l’hépatite B dits « e » (AgHBe) et surtout « surface » (AgHBs)
ne sont plus détectés dans le sang. Parmi les traitements anti-VIH, certains, et notamment le tenofovir, ont également une activité antivirale VHB permettant un contrôle de la réplication du VHB. Pourtant, même sous traitement, seule la moitié des patients perd l’AgHBe et très peu de patients perdent l’AgHBs. Il est donc nécessaire d’estimer la probabilité de « seroclairance » et le risque de morbi-mortalité sévère. Si les quantifications de l’AgHBe et de l’AgHBs semblent de relativement bons prédicteurs de ces événements clés de l’infection par le VHB, leurs niveaux restent très stables au cours du temps et ne prédisent pas bien l’état du foie. D’autres marqueurs, actuellement évalués chez des patients mono-infectés par le VHB, notamment les anticorps anti-hépatite B « core », les antigènes liés à l’hépatite B core et l'interféron-gamma induit par la protéine 10, pourraient permettre de prédire les principaux événements cliniques. Ces marqueurs étant aussi associés à la qualité du système immunitaire et à la réplication du VIH, leur valeur prédictive de séroclairance ou de gravité de la maladie du foie reste largement méconnue chez les patients co-infectés VIH-VHB.
L’objectif principal de cette étude est de déterminer si ces marqueurs sont utiles chez les personnes infectés VIH-VHB lors du traitement par tenofovir. Plus précisément, nous voulons savoir si ces marqueurs ont la capacité à prédire la suppression du VHB dans le sang, les pertes de l’AgHBe et l’AgHBs, ou même le niveau de dégradation de foie. Pour atteindre cet objectif, Seront étudier les patients inclus dans la Cohorte VIH-VHB Française et qui ont reçu du tenofovir en médiane 12,7 ans. A l’issu de cette étude, il est attendu que les résultats permettrontde mieux comprendre le potentiel d’utilisation de ces marqueurs lors de suivi d’un patient co-infecté et déterminer si ces marqueurs peuvent remplacer des techniques plus coûteuses ou difficile d’accès dans les pays à faibles ressources.

Année

2016