RECHERCHE Fondamentale - Vaccins

Le profil de la réponse anticorps permet de discriminer les patients capables de contrôler spontanément le VIH des patients évoluant vers la maladie.
Jeunes Chercheurs

FINANCEMENT

Porteur du projet : Jéromine KLINGLER
Responsable Scientifique : Christiane MOOG 
Laboratoire : INSERM U1109 : Immuno-Rhumathologie Moléculaire - Université de Strasbourg
Strasbourg - Grand Est
Montant : 16 705 € - Durée : 6 mois

 

RESUME

Plus de 35 millions de personnes dans le monde sont infectés par Le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH). Ce virus ayant causé une pandémie mondiale reste un problème de santé publique majeur. Le développement d’un vaccin à visée préventive et curative constitue un enjeu des plus importants. Dans ce but, les patients contrôleurs du VIH (HIC), groupe très rare (moins de 1 % des patients infectés) de patients capables de contrôler spontanément la multiplication du virus sans traitement, représentent un groupe d'étude unique pour identifier les réponses immunitaires à induire par vaccination. Le contrôle de l'infection observé chez ces patients pourrait provenir de réponses cellulaires ou anticorps. En effet, certains patients HIC présentent de fortes réponses de cellules appelés lymphocytes T CD8 cytotoxiques, capables de détruire les cellules infectées par le VIH. Cette activité est associée à l’allèle HLAB*57. Le rôle des activités antivirales des anticorps est plus controversé. Il existe en effet différents types d’anticorps (appelés isotypes d’immunoglobulines) présentant de nombreuses activités (neutralisantes ou inhibitrices selon le type d’anticorps impliquée). L’une ou l’autre de ces activités pourrait jouer un rôle chez les patients HIC. L’objectif de ma thèse est de caractériser de manière précise la réponse anticorps chez des patients HIC, en tenant compte de leur statut HLA-B*57, et en les comparant aux patients chroniques (évoluant vers la maladie). Nous avons montré, en utilisant des virus isolés directement de patients infectés, que les patients HIC ont développé des anticorps neutralisants, anticorps empêchant l’infection des cellules-cibles du virus. De plus, nous trouvons de forts taux d’anticorps de sous-type IgG3 capables de reconnaitre le VIH chez les patients HIC. Nous avons émis l’hypothèse que ce sont ces IgG3 qui jouent un rôle fondamental dans le contrôle du VIH. Nous avons donc séparé ce sous-type d’anticorps afin d’étudier leur fonction. Enfin, nous observons que ces profils d’anticorps (induction de différents sous-types et fonctions) sont distincts entre patients contrôleurs (HLA-B*57+ ou HLA-B*57-) et chroniques. La caractérisation de la réponse anticorps des patients HIC nous permettra de développer de nouvelles stratégies pour le développement de vaccins curatifs et/ou préventifs.
 

Année

2018