RECHERCHE Fondamentale - Virologie

Etude fonctionnelle et structurale du complexe GCN2/integrase/LEDGF. Rôle dans la réplication du VIH-1.
Aides Aux Equipes

Financement

Porteur du projet : Marie-line ANDREOLA

Equipes Partenaires : Marc RUFF (IGBMC)

Laboratoire : Laboratoire de Microbiologie Fondamentale et Pathogénicité - CNRS UMR 5234 - Université de Bordeaux

BORDEAUX - Nouvelle Aquitaine

Montant : 50 400 € - Durée : 24 mois.

 

Résumé

Le Virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est l’agent responsable du sida. C’est un rétrovirus, c’est à dire que son génome qui est un ARN est copié en ADN avant d’être intégré au génome des cellules infectées (intégration). Cet ADN proviral contient toutes les informations nécessaires à la multiplication du virus. Les protéines virales peuvent alors être synthétisées comme si c’étaient des protéines des cellules de l’hôte pour former de nouveaux virus. L’intégration de l’ADN viral est une étape indispensable pour la réplication du virus mais reste un processus encore mal connu. L’intégrase (IN) est la protéine virale qui assure l’intégration mais qui ne peut agir seule dans la cellule. Nous savons par exemple que la protéine cellulaire LEDGF permet d’ancrer l’IN dans des régions précises du génome et active la réaction d’intégration. 

Cependant, d’autres partenaires rentrent en jeu comme la protéine humaine GCN2. Nous avons montré que GCN2 modifie l’IN en lui ajoutant une molécule de phosphore (phosphorylation). Cette modification influe sur l’activité de la protéine et permet de réguler l’étape d’intégration. GCN2 interagit avec l’IN mais également avec LEDGF, protéine essentielle au complexe d’intégration. Cette interaction des 3 protéines que nous montrons pour la première fois permet également la phosphorylation de LEDGF. Comprendre comment ces protéines interagissent et quel est l’impact des modifications apportées par GCN2 pourrait amener à la découverte de nouvelles voies de régulation cellulaire de l’infection par le VIH. Par des techniques de biologie moléculaire et de biochimie, nous allons fabriquer et produire des versions tronquées des différentes protéines afin de définir les régions minimales d’interaction entre ces 3 facteurs. Par ailleurs, nous utiliserons la cryo-microscopie électronique et la cristallographie, des techniques d’imagerie qui permettent d’obtenir des images d’objets nanoscopiques, afin de résoudre la structure du complexe GCN2/ IN/LEDGF et de déterminer les interactions protéine-protéine qui sont mises en jeu entre ces différents protagonistes. Ces interactions seront alors validées biochimiquement ce qui permettra d’ouvrir une nouvelle voie de modulation de l’intégration dans la cellule avec des possibilités d’élaborer de nouvelles stratégies thérapeutiques contre le VIH.

Année

2018