RECHERCHE Fondamentale - Virologie

Etude de l'expression de la nouvelle protéine du VIH (ASP) chez le patient et de sa capacité à déclencher la réponse anticorps de l'hôte
Jeunes Chercheurs

FINANCEMENT

Porteur du projet : Juliette SAVORET
Responsable Scientifique : Antoine GROSS 
Laboratoire : UMR 9004 - Institut de Recherche en Infectiologie de Montpellier - IRIM
MONTPELLIER - Occitanie
Montant : 35 478 € - Durée : 12 mois
 

RESUME

Le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) est le virus responsable de la pandémie du SIDA. Le VIH infecte les cellules du système immunitaire de l’Homme en introduisant son propre matériel génétique dans l’ADN de la cellule. L’ADN est le support de l’information génétique, et est composé de deux brins : un brin « sens », porteur de gènes qui sont traduits en protéines, et un brin « antisens » qui ne porte habituellement pas de gènes. Or, il a été récemment démontré que le VIH possédait un « nouveau » gène localisé sur le brin antisens de son ADN viral. Ce gène code pour une protéine nommée ASP (pour l’anglais AntiSense Protein) dont l’expression in vivo chez des patients infectés par le VIH a été récemment démontrée. De plus, ce nouveau gène antisens est apparu uniquement dans le groupe phylogénétique du VIH responsable de la pandémie actuelle et est absent des autres groupes du VIH qui ne se sont pas propagés hors de l’Afrique de l’Ouest. L’unique apparition du gène codant pour ASP dans le groupe du VIH responsable de la pandémie du SIDA suggère qu’ASP pourrait augmenter la virulence du VIH ou sa capacité à se disséminer. Le rôle d’ASP dans l’infection par le VIH ainsi que la capacité des personnes infectées à mettre en place une réponse immunitaire contre cette nouvelle protéine virale restent cependant méconnus.
Notre projet a pour objectifs de :
 
1) Déterminer si les patients infectés par le VIH développent une réponse anticorps dirigée contre ASP. L’existence d’une réponse anticorps anti-ASP pourrait être d’un grand intérêt pour la recherche d’un vaccin contre le VIH. Les résultats préliminaires obtenus par notre équipe indiquent qu’une très forte réponse anticorps anti-ASP existe chez environ 10 à 15 % des patients analysés, et que l’intensité de cette réponse anticorps fluctue au cours du temps. La signification de cette fluctuation, en relation avec d’autres paramètres cliniques du patient (comme le nombre de virus détectés par millilitre de sang), sera étudiée prochainement.
 
2) Déterminer si le gène codant pour ASP s’exprime dans les cellules infectées de patients sous traitement. Les premiers résultats obtenus par notre équipe suggèrent que l’expression du gène codant pour ASP persiste malgré le traitement dans les cellules de patient. Si ces résultats sont confirmés par l’analyse d’un plus grand nombre d’échantillons cliniques, les conséquences de l’expression d’ASP dans les cellules de patients traités seront étudiées.
 

Année

2018