RECHERCHE Fondamentale Virologie

Etudes structurales de l'interaction entre la protéine cellulaire Transportine-1 et la capside du VIH-1
Aides Aux Equipes, Recherche Fondamentale

FINANCEMENT

Porteur du projet : Nathalie ARHEL

Equipes Partenaires : Michaël BLAISE (Institut de Recherche en Infectiologie de Montpellier – MONTPELLIER)

Laboratoire : Institut de Recherche en Infectiologie de Montpellier - UMR 9004 - MONTPELLIER - Occitanie

Montant : 114 468 € - Durée : 24 mois

RESUME

Le VIH, comme tous les autres virus, parasite la cellule qu’il infecte afin de pouvoir se multiplier et libérer de nouveaux virus. Pour ce faire, le virus a besoin de détourner à son profit les protéines de la cellule qu’il infecte car son génome est très petit et ne possède pas tous les partenaires nécessaires à sa survie. Ainsi les protéines de la cellule humaine peuvent en quelque sorte être des alliés cruciaux pour le virus. Identifier ces protéines est ainsi une source de connaissance importante pour comprendre le cycle de vie du virus et potentiellement pour inhiber ce dernier.

Récemment, nous avons découvert qu’ une protéine de la cellule humaine, appelée la Transportine ou aussi TRN-1, permet au virus de se répliquer efficacement. Le virus lorsqu’il rentre dans la cellule est enfermé dans une sorte de coque nommée la capside virale. Or cette capside doit être dissociée pour que le virus libère son information génétique dans le noyau et ainsi permettre sa multiplication. TRN-1 agit sur cette étape en débobinant très efficacement la capside du VIH-1. Qui plus est, TRN-1 va ensuite agir comme un cargo permettant le transport de la capside dans le noyau de la cellule et favorise la multiplication de l’information génétique virale. Notre projet de recherche vise à comprendre comment TRN1 et la capside se reconnaissent et par quels points de contact sur leur surface. Pour cela, nous allons utiliser les dernières technologies d’imagerie qui permettront de reconstituer à très haute résolution, à l’échelle de l’atome la conformation tridimensionnelle de TRN-1 fixée à la capside. L’obtention de cette image en trois dimension sera exploitée pour trouver des petites molécules chimiques qui viendraient dissocier l’interaction TRN-1 avec la capside et donc perturber le cycle du virus. Ce criblage de millions de composés sera fait de façon virtuelle grâce à des ordinateurs ou super calculateurs très puissants. L’efficacité antivirale des composés chimiques sélectionnés pourra ensuite être testée in vitro grâce à des tests biochimiques ou sur des cellules humaines infectées par le VIH.

Ce projet de recherche innovant car exploitant une voie nouvellement identifiée et essentielle pour le virus pourrait donc conduire à la découverte de nouvelles molécules anti-infectieuses.

Année

2020