RECHERCHE Fondamentale Virologie

Identification des partenaires cellulaires de la protéine Vif du VIH-1 : rôle dans l'inhibition traductionnelle d’APOBEC3G par Vif et la réplication virale
Aides Aux Equipes, Recherche Fondamentale

FINANCEMENT

Porteur du projet : Jean-Christophe PAILLART

Equipes Partenaires :  Stéphane EMILIANI (Institut Cochin – PARIS)

Laboratoire : Institut de Biologie Moléculaire et Cellulaire - Laboratoire d'Architecture et Réactivité de l'ARN - CNRS UPR 9002 - STRASBOURGGrand Est

Montant : 62 054 € - Durée : 24 mois

RESUME

Le VIH-1 requiert de nombreux facteurs cellulaires et différentes voies de signalisation pour se répliquer. Parallèlement, les cellules humaines expriment de nombreuses protéines qui suppriment la réplication virale. Ces facteurs de restriction définissent la première ligne de défense de l’organisme. Parmi eux, les protéines APOBEC3G (A3G) et A3F, sont des désaminases de cytosines dont l’action pendant la transcription inverse du génome viral est létale pour le virus. L’activité antivirale d’A3G/3F est contrecarrée par la protéine Vif du VIH1, qui réduit considérablement leur taux d’expression et leur incorporation dans les particules virales de 3 manières différentes : (i) en les dégradant par le protéasome, (ii) en réduisant leur transcription, et (iii) en régulant négativement leur traduction. Concernant ce dernier mécanisme, nous avons  récemment découvert un uORF (upstream ORF) dans la région 5’ non traduite (5’UTR) de l’ARNm d’A3G et montré son importance non seulement pour la traduction d’A3G mais également pour sa régulation par Vif.

Notre projet s’articulera autour de 3 axes majeurs :

1. Explorer la conservation phylogénétique de l’uORF chez les grands singes et son impact dans la réplication virale. L’uORF d’A3G humain est conservé chez A3F. Nous élargirons nos connaissances phylogénétiques de ce motif à l’ensemble des APOBEC3 issues des grands singes (hominoïdes) et étudierons l’impact du polymorphisme sur l’expression protéique et la réplication virale (collaboration avec Lucie Etienne, ENS-CIRI, Lyon).

2. Identifier les facteurs protéiques cellulaires requis pour l’inhibition traductionnelle. Par des techniques de rétention des ARNm d’A3G sur des billes magnétiques suivie d’une analyse par spectrométrie de masse, nous identifierons les facteurs protéiques cellulaires spécifiques de Vif et de l’uORF de l’ARNm d’A3G.

3. Cartographier les ARNm cellulaires régulés par Vif. Nous identifierons par la technique de PAR-CLIP les ARN cellulaires qui interagissent avec Vif (potentiellement via une uORF). Ces ARN, et/ou leur produit d’expression, pourraient être des régulateurs potentiels de la réplication virale (collaboration avec Sarah Gallois-Montbrun, Institut Cochin, Paris).

L’ensemble de ces résultats devrait apporter une vision nouvelle sur un mécanisme original d’inhibition traductionnelle induit par une protéine virale et permettre d’imaginer de nouvelles stratégies d’inhibition de la réplication virale qui ciblerait spécifiquement Vif.

Année

2020