RECHERCHE Fondamentale Virologie

Etude de nouveaux acteurs de la latence du VIH-1, les transcrits viraux antisens
Aides Aux Equipes, Recherche Fondamentale

FINANCEMENT

Porteur du projet : Claudine PIQUE

Laboratoire : INSERM U1016/CNRS UMR8104 - Institut Cochin - PARIS - Ile-de-France

Montant : 79 000 € - Durée : 24 mois

RESUME

Le virus VIH infecte et détruit les lymphocytes CD4. Malgré un traitement efficace qui rend la charge virale sanguine indétectable, le virus est capable de rester sous forme inactive (latente virale) dans certains lymphocytes CD4, qui constituent le «réservoir» du VIH, obstacle majeur à l’éradication du virus.

On sait maintenant que même si le virus n’est plus produit dans la situation de latence virale, certains composants viraux sont néanmoins présents, en particulier des ARNs particuliers car produits en sens inverse (ARN antisens) des ARN viraux classiques (ARN sens). En outre, il a été montré que les ARN antisens ont dans des expériences in vitro, la capacité de bloquer l’expression des ARN sens, donc la génération de nouveaux virus. Ceci met en avant un nouveau mécanisme possible d’induction de la latence virale, in vitro comme lors de l'infection naturelle, activement mis en place par le virus lui-même, via les ARN antisens. Notre étude vise à identifier les différentes formes des ARN antisens viraux par une méthode nouvelle de séquençage adaptée aux génomes viraux et à quantifier de façon précise leurs expressions chez les personnes vivant avec le VIH-1.

Si les résultats de l’étude confirment l’expression des ARN antisens chez les personnes vivant avec le VIH-1, en particulier chez les personnes sous trithérapie, cela pourra permettre de mieux identifier les cellules constituant le réservoir viral. Ceci pourra également déboucher sur la recherche de nouvelles stratégies capables d’interférer avec le blocage de la production des ARN sens par les ARN antisens. Il sera ainsi possible de mieux comprendre comment forcer l’expression des réservoirs du VIH (en d’autres termes, de « faire sortir le virus des réservoirs »), afin que le virus puisse être attaqué par le système immunitaire ou les antirétroviraux classiques.

Année

2020