RECHERCHE Sciences sociales - Epidémiologie

Examining the experiences of HIV-positive People Who Inject Drugs (PWID) and Men Who have Sex with Men (MSM) who have cleared HCV following Direct-Acting Antiviral treatment in France.
Aides Aux Equipes, Sciences Sociales

Financement

Porteur du projet : Patrizia CARRIERI

Laboratoire : Sciences Economiques et Sociales de la Santé et Traitement de l'Information Médical - SESSTIM - INSERM UMR912 - Observatoire Régional de la Santé PACA
MARSEILLE - Provence Alpes -Côte d'Azur

Montant : 45000€ - Durée : 24 mois

Résumé

L'avènement de nouvelles thérapies antivirales à action directe (AAD) du virus de l'hépatite C (VHC) sans interféron a le potentiel de transformer les résultats de santé des individus infectés par le VHC. Ces nouveaux traitements peuvent être complétés en aussi peu que 12 semaines, avec peu d'effets secondaires, et des taux de guérison très élevés (par exemple> 95%). Au cours des deux dernières années, la France a augmenté la disponibilité de traitements AAD contre le VHC et fait partie des premiers pays à le faire. Néanmoins, on sait peu de choses sur la façon dont la disponibilité accrue du traitement par AAD aura un impact sur les trajectoires sociales, sanitaires et comportementales des patients après le traitement. Pour parvenir à une augmentation équitable des interventions AAD au niveau de la population, des réductions de l'incidence et de la prévalence du VHC doivent être réalisées dans des conditions «réelles» au sein des populations clés - et des efforts concertés doivent être maintenus pour éviter la réinfection à long terme. Ces défis sont particulièrement pertinents pour les personnes qui s'injectent des drogues (UDI) et les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH) - deux populations qui rencontrent également divers obstacles sociaux et structurels à l'accès aux soins de santé. Nous procéderons à une étude qualitative de 2 ans à partir d'entretiens semi-structurés annuels approfondis avec 50 UDI recrutés dans la cohorte HEPAVIH de l'ANRS à Paris (n = 20), Marseille (n = 20) et Bordeaux (n = 10). Nous utiliserons également les résultats de cette étude pour éclairer le développement d'instruments d'enquête à utiliser dans nos études de cohorte en cours que les investigateurs de ce projet mènent actuellement en France et au Canada. Les résultats de l'étude proposée guideront l'élaboration des politiques de traitement du VHC et des pratiques de prestation de services (y compris les lignes directrices cliniques et thérapeutiques) afin d'optimiser les résultats du traitement et de prévenir la réinfection à long terme.


Année

2016