SCIENCES SOCIALES - SOCIOLOGIE

Les enjeux de la production des ARVs de seconde ligne au Brésil: utiliser les flexibilités du droit des brevets produire des médicaments génériques certifié
Jeunes Chercheurs

Juliana VERAS
Thèse

Structure : Centre de Recherche CNRS-INSERM-EHESS-UPD
VILLEJUIF
Responsable : Dr Jean-Paul GAUDILLIERE

RÉSUMÉ

Le projet de Juliana Veras, jeune avocate brésilienne, vise à étudier les conditions de possibilité de perpétuer l’expérience brésilienne de production et de distribution gratuite d’antirétroviraux pour les ARVs de seconde ligne qui sont aujourd’hui employés dans les trithérapies. Les  laboratoires producteurs de génériques du Brésil, épaulés par le Ministère de la Santé et les associations de patients VIH/sida ont entrepris de lutter sur le front de la propriété intellectuelle pour faire tomber des brevets dans le domaine public afin que les firmes brésiliennes puissent les reproduire. Les chimistes brésiliens s’associent dans des réseaux de R&D et des consortiums pour développer les technologies sophistiquées pour produire ces ARVs. Les associations de patients VIH/sida poussent les laboratoires industriels à améliorer leurs équipements pour produire des médicaments de qualité qui puissent être certifiés par l’Agence du Médicament du Brésil ou encore par l’Organisation Mondiale de la Santé. Les chercheurs et les industriels brésiliens s’associent non seulement pour copier les molécules existantes mais aussi pour découvrir de nouvelles familles d’antirétroviraux ou encore de médicaments antituberculeux. Bref, l’épidémie de VIH/sida est en train de réinventer l’économie du médicament au Brésil. Cette nouvelle économie est portée conjointement par les firmes pharmaceutiques qui produisent des génériques, par les associations de patients VIH/sida et des ONGs internationales à l’instar de MSF, par le Ministère de la Santé du Brésil. Juliana Veras suivra ces nouveaux défis au plus près des acteurs en faisant notamment des monographies de médicaments.
Ces défis brésiliens pour produire des médicaments génériques accessibles et de qualité, qui au besoin pourront être exportés vers les pays les plus pauvres ou dont les technologies pourront être transférées vers eux, à l’exemple de l’usine qui a été inaugurée en 2009 au Mozambique, apparaissent cruciaux pour rouvrir l’économie du médicament sur le front du VIH/sida dans les pays du sud.

MONTANT DE LA SUBVENTION :

85 935,96 € lors de l’Appel d’offres 2010 – Fin du contrat : 31/10/13