En 2024, les infections sexuellement transmissibles (IST) bactériennes restent fréquentes en France. Les données de Santé publique France montrent une hausse du dépistage et un nombre élevé de diagnostics de chlamydia, gonococcie et syphilis, avec des disparités selon âge, sexe et territoire.
Selon le bulletin national Surveillance du VIH et des IST bactériennes en France – données 2024, publié par Santé publique France le 23 octobre 2025, les infections sexuellement transmissibles (IST) bactériennes — chlamydia, gonococcie et syphilis — continuent d’être diagnostiquées à un niveau élevé en France.
En 2024, environ 3,4 millions de personnes ont été dépistées pour la chlamydia, 3,7 millions pour la gonococcie et 3,7 millions pour la syphilis, à partir des données issues de l’assurance maladie et des centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD).
Entre 2022 et 2024, le recours au dépistage a fortement progressé. Le nombre de tests réalisés a augmenté de 30 % pour la chlamydia, de 26 % pour la gonococcie et de 20 % pour la syphilis, selon Santé publique France. Cette hausse s’accompagne d’un nombre important de diagnostics confirmés.
Pour l’année 2024, environ 61 100 cas de chlamydia, 25 800 cas de gonococcies et 6 500 cas de syphilis ont été enregistrés par l’assurance maladie. Ces données indiquent que, malgré un accès élargi au dépistage, la circulation des IST bactériennes demeure significative [i].
Tendances par population et territoires
Les jeunes restent particulièrement exposés. Chez les 15-25 ans, les diagnostics de chlamydia continuent d’augmenter, chez les femmes comme chez les hommes, ce qui interroge sur la portée réelle de l’éducation à la sexualité et la réception des messages de prévention.
Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) restent majoritaires parmi les cas de syphilis. Cependant, les diagnostics chez les femmes ont augmenté de 24 %, soulignant un risque accru de transmission de la mère à l’enfant.
Par ailleurs, les IST bactériennes ne se répartissent pas uniformément sur le territoire. Certaines zones, comme l’Île-de-France, la Guyane et plusieurs départements et régions d’outre-mer (DROM), concentrent des taux de dépistage et de diagnostics plus élevés. Ces disparités reflètent également des différences d’accès aux soins et des inégalités sociales et territoriales.
[i] Source : Santé publique France, Bulletin national « Surveillance du VIH et des IST bactériennes en France – données 2024 », publié le 23 octobre 2025, à partir du Système national des données de santé (SNDS) et des CeGIDD.
IST : la situation en France en 2024
