La France réduit de 58 % sa contribution au Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, une décision qui inquiète les ONG et menace certains programmes de santé.
La France aurait décidé, selon France Info, de réduire de 58 % sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Après avoir versé 1,6 milliard d’euros sur la période 2022-2025, elle s’engagerait désormais à hauteur de 660 millions pour 2026-2028. L’État justifie cette décision par des finances publiques sous tension, qui ne lui permettraient plus de rester le deuxième contributeur de l’organisation.
Créé il y a 25 ans, le Fonds mondial affirme avoir sauvé près de 70 millions de vies depuis 2002. Cette baisse intervient dans un contexte international déjà fragilisé par le recul des aides publiques au développement, notamment aux États-Unis, faisant craindre un effet domino parmi les pays donateurs.
Des programmes menacés faute de financements
Sur le terrain, plusieurs organisations, dont Sidaction, alertent sur les conséquences d’une telle baisse (ci-dessous). Plus largement, la réduction de l’aide publique au développement (APD) française — en baisse de 800 millions d’euros dans le budget 2026 — s’inscrit dans une contraction globale des financements. Cette année, cette aide française se chiffre à 3,6 milliards d’euros, en baisse de 18 % par rapport à 2025 et de 38 % par rapport à 2024.
Selon certains travaux de recherche, le recul de l’aide internationale pourrait entraîner des millions de morts supplémentaires d’ici 2030. Selon une étude publiée dans The Lancet Global Health par le Barcelona Institute for Global Health (ISGlobal), les coupes continues dans l’aide publique internationale pourraient entraîner jusqu’à 22,6 millions de décès supplémentaires d’ici 2030 dans les pays à faible et moyen revenu si les financements ne sont pas rétablis. 🟥
La France réduit fortement sa contribution au Fonds mondial, les ONG redoutent un impact sanitaire majeur
