vih Qu’est-ce que le chemsex ?

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Le chemsex, c’est l’usage de substances psychoactives illicites lors de rapports sexuels.

Une pratique à risques

Souvent associée à la déshinibition et au plaisir par les usager.e.s cette pratique comporte de nombreux dangers, dont des risques de mortalité et d’addiction.

Chemsex : qui est concerné ?

Principalement pratiqué par les hommes ayant des relations avec les hommes (HSH), le chemsex se manifeste également dans les milieux libertins hétérosexuels. Souvent désigné sous divers termes tels que « plans chems, » « plans slam, » ou « slam party, » cet usage vise à intensifier le désir, le plaisir, et les sensations sexuelles.

Quelles sont les substances ?

Les produits consommés dans le cadre de chemsex sont souvent addictogènes. Ils incluent des stimulants et euphorisants tels que les cathinones, la cocaïne, la méthamphétamine, et l’ecstasy/MDMA, parfois accompagnés de kétamine et de GHB.

Chemsex et VIH

Les plans chemsex se caractérisent par la répétition prolongée des consommations de drogues et des rapports sexuels sur plusieurs heures voire plusieurs jours. Cela expose les participants à divers risques, dont la dépendance, les surdoses parfois mortelles, mais aussi des pratiques sexuelles non protégées.

Un risque accru d’infection

Les personnes engagées dans le chemsex peuvent être plus susceptibles de participer à des activités sexuelles à haut risque, telles que d’avoir des rapports sexuels non protégés ou des échanges de seringues lors d’injections de drogues (pratique du « slam »).

Les drogues consommées lors du chemsex peuvent altérer le jugement, diminuer l’inhibition et augmenter le désir sexuel, ce qui peut conduire à des décisions impulsives et à un moindre usage de préservatifs ou l’oubli de sa prise de PrEP. Cette combinaison de facteurs accroît le risque de transmission du VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles (IST).

L’impact du chemsex

En 2020, le New York Times compare le chemsex à l’épidémie de sida qui a frappé la communauté gay dans les années 80.

Les dangers de la méthamphétamine

Une étude du JAIDS Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes a également examiné l’utilisation de la méthamphétamine parmi les minorités sexuelles et de genre ayant des relations sexuelles avec des hommes. Un nombre inquiétant de participants à cette étude ont ainsi contracté le VIH.

Cette étude rappelle qu’il est urgent de prendre des mesures pour limiter l’usage de la méthamphétamine et ses facteurs de risque associés. La prophylaxie pré-exposition (PrEP) peut considérablement réduire les risques d’infection par le VIH. « Cependant, nous avons besoin de plus de données pour comprendre comment l’usage de la méthamphétamine peut entraver l’initiation à la PrEP, l’adhésion au traitement et le maintien à long terme dans les soins », rappellent les auteurs de l’étude « The Crisis We Are Not Talking About: One-in-Three Annual HIV Seroconversions Among Sexual and Gender Minorities Were Persistent Methamphetamine Users« .

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