Mots commençant par C

Termes du glossaire
Cliquez sur une des lettres ci-dessus pour voir tous les mots commençant par celle-ci.
Caarud

Établissements médico-sociaux accueillant des usagers de drogues. Les Caarud (Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques des usagers de drogues) reçoivent des usagers de substances psychoactives, précarisés, non encore engagés dans une démarche de soins. Ils proposent notamment un accès à l’hygiène (douche, lave-linge, etc.) et mènent des actions de prévention et de réduction des risques sous forme d’informations collectives et de conseils personnalisés, et en mettant à disposition du matériel de prévention.

Candidat vaccin

Outil développé en laboratoire dont l’efficacité et la sécurité sont à évaluer par des essais cliniques chez l’homme. L’objectif est d’obtenir une réaction du système immunitaire lors de l’injection du vaccin, qui soit gardée en mémoire et soit efficace en cas d’exposition à l’agent infectieux. Dans le cas de l’infection par le VIH, certains sont des candidats de vaccin préventif (destiné à empêcher la contamination en cas d’exposition) ou thérapeutique (destiné à ralentir la progression de l’infection et à empêcher l’entrée en phase sida).

Candidose

Infection, surtout de la peau et des muqueuses, causée par une levure. Elle intervient  comme complication lors de traitements aux antibiotiques. Le “ muguet ” est une candidose de la bouche fréquente, chez les malades du sida.

CD4 (nombre de)

Le nombre de lymphocytes CD4 par mm3 de sang caractérise l’état immunitaire de la personne. C’est l’une des deux mesures clés pour suivre l’évolution de l’infection et mesurer l’efficacité des traitements (conjointement à la mesure de la charge virale). Les lymphocytes CD4 (ou « CD4 », « T CD4 » ou encore « T4 ») jouent un rôle clé dans la protection contre les infections par le système immunitaire (en quelque sorte, celui de « chef d’orchestre »). CD4 est le nom d’une protéine de surface caractéristique de ces cellules, utilisée par le VIH pour y pénétrer. Les lymphocytes CD4 sont la cible principale du VIH.

CDAG

Les CDAG, Consultations de dépistage anonyme et gratuit, créées en 1988 en vue d’offrir dans chaque département au moins une structure d’accueil, d’information, de dépistage du VIH et d’orientation, étaient financées par l’Assurance-maladie ou via la dotation nationale de financement des missions d’intérêt général pour les consultations hospitalières. Elles ont fusionné le 1er janvier 2016 avec les Ciddist (Centres d'Information, de Dépistage et de Diagnotic des Infections Sexuellement Transmissibles), devenant les Cegidd (Centre Gratuit d’information, de Dépistage et de Diagnostic des infections par les virus de l’immunodéficience humaine, des hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles).

CeGIDD

Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles.
Au 1er janvier 2016, les CDAG (Centres de dépistage anonyme et gratuit) et les Ciddist (Centres d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles) ont été remplacés au profit du Cegidd, structure née de la loi de financement de la Sécurité sociale de 2015, promue par la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Plusieurs rapports recommandaient en effet de simplifier l’offre de dépistage pour le VIH et les hépatites, et de mieux baliser le parcours de soins et la prise en charge.

Charge virale

Dosage de la quantité de particules virales dans un échantillon de sang (en nombre de copies d’ARN viral/ml) par des techniques de biologie moléculaire. La mesure de la charge virale VIH permet d’évaluer l’efficacité du traitement ARV conjointement avec le dosage des lymphocytes CD4. On distingue notamment les charges virales sanguines, génitales et rectales, pas nécessairement identiques mais fortement corrélées.

Charge virale indétectable

La charge virale est indétectable lorsque le VIH est en trop faible quantité pour être détecté par les tests couramment utilisés (moins de 50 copies/ml de sang). Obtenir une charge virale indétectable est l’objectif des traitements ARV.

Classes thérapeutiques

Chaque classe thérapeutique d’antirétroviraux anti-VIH se défi nit par son mode d’action : inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI), inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI), inhibiteurs de la protéase (IP), inhibiteurs de fusion du virus avec la cellule (IF),inhibiteur de l’intégrase (IIn),inhibiteurs d’entrée qui comprennent les inhibiteurs de fusion (IF) et les inhibiteurs du corécepteur CCR5.

Co-infections

Etude des retentissements d'autres infections (parasitaires, bactériennes ou liées à d'autres virus) chez les personnes vivant avec le VIH. Evaluation des réponses immunitaires, de l'évolution des pathologies, de l'impact des traitements, des interactions médicamenteuses pour une meilleure prise en charge globale.

Cohorte

Ensemble d’individus recrutés dans une étude d’observation sur une période donnée et suivant des critères définis, parfois à très long terme (plus de vingt ans pour la cohorte Séroco, par exemple). Ce type de suivi permet un recueil important de données, par exemple sur le développement ou les causes d’une pathologie, les effets des traitements thérapeutiques, etc.

Corevih

Les Coordinations régionales de lutte contre l’infection à VIH coordonnent la lutte contre le sida à l’échelle régionale (soins, prévention, prise en charge extrahospitalière). Mises en place en décembre 2008, elles remplacent les Centres d’information et de soins de l’immunodéficience humaine (Cisih) et traduisent la prise en compte de la loi de mars 2002 relative aux droits des malades et à la régionalisation des politiques de santé. Leur création a permis d’associer aux discussions le personnel soignant extrahospitalier  et les associations de malades.

Coïnfections et pathologies associées

L’infection par le VIH peut être accompagnée ou suivie d’une infection par un autre agent pathogène. Les plus fréquentes sont les coïnfections avec les hépatites virales (B et C) et la tuberculose, qui doivent être prises en compte dans le choix des traitements.

Csapa (Centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie)

Résultent du regroupement lancé en 2007 des centres spécialisés dans la prise en charge des personnes en difficulté avec l’alcool et les drogues (CCAA et CSST). Les personnes qui sont dans une relation de dépendance à l’égard des drogues, de l’alcool, des médicaments ou d’une pratique (jeux, sexualité, troubles alimentaires, etc.) ont vocation à être reçues dans les Csapa, qui accueillent également l’entourage (famille, conjoints, amis). Ces structures proposent notamment un accompagnement au sevrage par le biais de traitements médicamenteux, dont les traitements de substitution aux opiacés.